Tout d'abord voici quelques textes parus sur le Forum en réponses à un thread sur son Histoire.
Le cours d'Usher
Puisque nous sommes en train d'édifier un mémorial à la gloire du forum Casus Belli, j'apporte ma modeste pierre à l'édifice, avec ces quelques considérations oiseuses mêlées d'une ou deux larmes...
Premièrement, j'ai lu avec intérêt et nostalgie les threads retraçant les grandes heures du forum. Je n'aurai pas grand chose à rajouter aux faits que d'éminents chroniqueurs ont rapportés plus haut. Je proposerai simplement de distinguer les différentes époques du forum en ères historiques :
- Le paléo-forum, qui correspondrait à l'âge mythique de la fondation (soit vers l'année 96).
- Le forum classique, qui correspond à l'antiquité, et aux threads exclusivement sérieux traitant de jdr.(autour du premier semestre 97)
- Le forum baroque, émaillé par la fameuse "Querelle des Anciens et des Modernes", où des agitateurs (MJ Naël, Yvan, MdB, ST, et j'en oublie sans doute) vinrent dépoussiérer les lieux et qui devait générer les deux grands mouvements désormais institutionnalisés : la pollution et le NPO (dont la paternité serait à attribuer à Bouclier, métempsychose de Gros Ours). Ce fut aussi l'époque des grands débats d'idées et des étripades internautiques.(97)
- Le forum courtois, qui correspond aux années 98-99, où les polémiques se sont assagies et où une entente cordiale semble avoir régné entre ses membres. (Il y eut certes quelques accrochages, mais cela relevait plus de l'escarmouche que de la charge de cuirassés...)
- Enfin, le forum décadent, qui correspond à l'époque actuelle : phase de décomposition où les affrontements politiques (élections...) déchirent la communauté, où la peur millénariste de la disparition de l'écosystème fait trembler les forumistes, et où le Temple lui-même, Casus Belli, vient d'être rasé par la foudre Editoriale...
Que nous réserve l'avenir ? Désert électronique ? Barbares venus des steppes Hasbro ? Eremitisme ludique ?... C'est sur cette pointe d'angoisse que je vous laisse à votre deuil, la toge rabattue sur le chef et le visage maculé de cendres...